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Chère consœur, cher confrère,

Nous mettons
à votre disposition
une mesure
des usages de l’alcool

Le phosphatidyléthanol (PETH) est un composé anormal qui apparaît quand les cellules rencontrent l’alcool.

Le PETH se forme dans les minutes qui suivent le contact, il disparaît en quelques semaines. Le PETH est spécifique, constant, proportionnel, un bouleversement dans les paradigmes des problématiques des consommations d’alcool. Le PETH est un marqueur des usages de l’alcool (MUA). Pour faire cette mesure, une goutte de sang est suffisante. Le dispositif VAMS* (VAMS : Volumetric Absorbtiv Medical Sampling) permet prélever une goutte de 10 ul de sang. Le prélèvement séché préserve les éléments à mesurer. L’échantillon est envoyé au laboratoire par la poste.

Dans la relation avec nos patients, le PETH permet un diagnostic et une mesure des risques. Le PETH permet d’identifier l’origine d’une HTA, les facteurs aggravants d’une dépression, d’un diabète, des troubles du sommeil, d’une hépatite… Cette mesure modifie profondément le dialogue, il s’agit d’évaluer des risques et des pronostics. Dans les relations avec la justice, dans les professions à risques (la conduite sous influence de l’alcool), le PETH est un élément de certitude sur l’évolution des comportements.
Le phosphatidyléthanol a été découvert en 1983, Alling- 1 en Suède : « Un phospholipide acide anormal a été trouvé en grande quantité dans les organes de rats que l’on a soumis à un régime alcoolisé. » ((Aujourd’hui, en Suède le PETH est utilisé dans tous les centres de santé et les hôpitaux.)) Le PETH se forme dans toutes les cellules, les reins- 2 , le cerveau- 3 , le foie- 4 , les neurones- 5. Le PETH est formé par la phospholipase D. En présence d’eau, la phospholipase D hydrolyse la phosphatidylcholine. Cette enzyme a une affinité pour l’alcool 100 à 1000 fois plus élevée que pour l'eau. Nous sommes au cœur de la physiologie des membranes cellulaires, la biochimie d’énergie et de communication des cellules. Le rôle du PETH dans la physiopathologie de l’alcool n’est pas encore clair. Le PETH dit clairement que l’alcool n’est pas un nutriment. Les phosphatidyléthanols sont des acides gras, en fonction de la place des doubles liaisons, on retrouver 45 différentes forme de PETH, on mesure le PETH majoritaire (PEth 16:0/18:1) sa durée de vie est longue : 3 à 4 semaines.
1. Alling C, Gustavsson L, Änggård E (1983) An abnormal phospholipid in rat organs after ethanol. FEBS Lett 152:24– 28.

2. Benthin, G.; Anggard, E.; Gustavsson, L.; Alling, C. Formation of phosphatidylethanol in frozen kidneys from ethanol-treated rats. Biochim. Biophys. Acta 1985, 835, 385–389.

3. Lundqvist, C.; Aradottir, S.; Alling, C.; Boyano-Adanez, M.C.; Gustavsson, L. Phosphatidylethanol formation and degradation in brains of acutely and repeatedly ethanol-treated rats. Neurosci. Lett. 1994, 179, 127–131.

4. Gustavsson, L.; Moehren, G.; Hoek, J.B. Phosphatidylethanol formation in rat hepatocytes. Ann. N. Y. Acad. Sci. 1991, 625, 438–440.

5. Kobayashi, M.; Kanfer, J.N. Phosphatidylethanol formation via transphosphatidylation by rat brain synaptosomal phospholipase D. J. Neurochem. 1987, 48, 1597–1603.

A qui proposer une mesure des usages de l’alcool ?

A chaque fois que le patient demande de faire un point sur sa santé, et s’il consomme de l’alcool.
A ceux qui souhaitent faire le point avec leurs consommations.
Ceux qui ont des doutes ou des craintes, quand la famille, l’entourage ou le travail émettent des signaux d’alertes.

Le changement de paradigme est dans la clarté de l’information. Le médecin n’est pas Juge, il est soignant. Le dosage du PETH objective les relations à l’alcool, le médecin explique, le patient décide, envisage ses choix, le médecin encourage et suit.

Médecin, quand vous souhaitez alerter le patient. Nous savons que les bilans biologiques généraux et hépatiques sont peu spécifiques. Le patient est dans une situation à risque, la grossesse d’abord, déprimé ou anxieux, le diabète, le syndrome métabolique, l’hypertension artérielle… une autre pathologie aggravante…
Vous constatez des bilans perturbés (VGM ou GGT élevés), vous souhaitez faire un diagnostic différentiel.
Aux personnes qui doivent démontrer leur situation avec l’alcool, la justice, le travail, le permis de conduire. Le dosage du PEth s’impose comme l’étalon de mesure vis-à-vis de la justice en Suède et aux USA. Il devrait le devenir en France prochainement.

Le changement de paradigme

Que faire d’une Mesure des Usages d’Alcool (MUA) ?

La même chose qu’avec la mesure du diabète ou d’une charge virale. L’objectivité modifie la relation entre la personne et le soignant, ici avec le produit alcool. Les addicts, les diabétiques ou les hypertendus ne se perçoivent comme « malade » ! Dans un cas comme dans l’autre nous devons agir avant les complications. Les addictions sont des « maladies » psycho-sociales et comportementales, le diabète, l’HTA ou les bronchites du fumeur aussi. Le traitement commence par le diagnostic, toujours ! Le traitement suivra. Dans les addictions, comme dans toutes les pathologies, il n’existe pas de médicaments simples. Tous les traitements justifient une approche comportementale, psychologique et sociale.

Les résultats

Dans l’état actuel de nos connaissances, nous proposons trois niveaux d’évaluation du risque, faibles, moyens, élevés. L’absence de PETH montre l’absence de consommation dans les quatre semaines passées. Une évaluation précise de la consommation est possible : 20 nanogrammes, c’est un verre par jour, pas tous les jours (10g d’alcool, 1 UA, une bouteille de vin par semaine) ; 40 nanogrammes, 2 verres jour .